Caton « d'Utique » ou « Le Jeune » (pour le distinguer de son arrière grand-père Caton l'Ancien) est ce personnage politique de la république romaine finissante — agonisante — dont Montherlant, sans doute un peu trop pessimiste, écrivait dans son
Treizième César
:
Je pense que les Français cultivés d'aujourd'hui croient qu'il était un philosophe grec...
Ce mémoire, fruit de la recherche historique, se voulait doublé par une approche philosophique principalement inspirée de Platon (d'où l'emploi du mot apologie
dans le titre, renvoyant à la fameuse
Apologie de Socrate). Sans être à proprement parler une biographie, cette étude offre donc une vision humaniste
de Caton, basée principalement sur son opposition à César, opposition moins célèbre que celle de Brutus, mais certainement plus profonde.
Tout « vieux Romain » qu'il ait été par une fermeté d'âme non dépourvue de rigidité, Caton relève néanmoins de l'hellénisme par sa conception très idéale de la cité. J'ai tenté de démontrer qu'avec lui, la République romaine avait perdu sa dernière chance, ou du moins sa chance la plus légitime, d'échapper à l'Empire des Césars, que l'évolution des mœurs et des conditions politiques avait rendu presque fatal.